Qui n’a jamais rêvé de balancer ses meilleures punchlines en plein entretien d’embauche ? lever la main ceux qui n’ont jamais voulu jouer l’homme charismatique et étaler devant le recruteur votre style avec des phrases aussi pertinentes que redoutables.

Et si vous pouviez le faire en plein milieu d’un entretien d’embauche ?

Et si c’était possible de clouer le bec de son recruteur sans la crainte de se montrer trop agressif ou de créer un genre d’insubordination ?

Cependant, pour beaucoup des candidats, il est déjà difficile d’aligner 2 phrases sans bégayer ou lâcher le tristement célèbre “euh….” pour préciser que nous sommes en pleine réfléxion…

Donc, avec Jérémy, nous nous sommes remémorer nos propres punchlines et rassembler pour vous le top 7 de nos meilleures réponses.

Au cours de cet article, nous allons reprendre ces 7 situations pour les transformer en étude de cas et ainsi vous montrer comment dominer une conversation tout en restant respectueux.

Qu’est ce qu’une bonne “punchline” ?

Avant toute chose, voyons ce que j’entends par “punchline”.

Tout d’abord, une punchline est un nom dérivé de “argument” qui, utilisé lors d’un entretien d’embauche, n’a pas pour rôle de “casser” le recruteur en l’envoyant paître bien gentiment.

Initialement, la punchline est une réponse utilisé pour humilier ou vanner un individu en se moquant de lui.

Avec finesse ou vulgarité, au choix, mais du moment que la répartie soit présente.

En revanche, mes punchlines ne présentent pas le même objectif lors d’une discussion professionnelle.

Rappelons-le : Un entretien d’embauche est un échange de bon intérêt.

L’objectif précis du recruteur et du candidat est de trouver un terrain d’entente pour convenir d’une offre satisfaisant les deux parties.

Il n’y a donc aucune raison d’attaquer son interlocuteur, au contraire.

La punchline à la sauce recherche d’emploi permet de traiter une objection ou de prouver quelque chose, mais d’une façon tellement pertinente qu’on ne laisse pas le choix au recruteur que d’acquiescer notre réponse.

On pourrait remplacer le mot “punchline” par “réponse parfaite”… ou encore une “réponse persuasive” !

L’avantage de ce type de réponse provient de sa force percutante : il convainc le recruteur de partager notre argument, sans lui laisser une seule faille possible de contre attaque.

De plus, il n’est pas tout le temps nécessaire de chercher trop loin pour trouver quelque chose de bon et de pertinent. D’ailleurs, les meilleures punchlines sont finalement les plus subtiles.

En utilisant une punchline pendant un entretien, vous pourriez :

  • dire exactement ce que le recruteur veut entendre
  • donner un argument puissant et (pratiquement) impossible à contrer
  • l’impressionner et lui donner une bonne raison de se rappeler de vous

Si vous souhaitez avoir suffisamment confiance en vous pour obtenir une répartie et une éloquence capable de balancer de belles punchlines, cliquez ici pour lire l’article “La stratégie pour être sûr de soi en entretien”

Sans plus attendre, voici le top 7 de nos meilleures punchlines. Accrochez-vous, ici on ne se vante pas, on argumente !

1. Combler une absence d’expérience

Dorian : J’étais à cet entretien pour postuler auprès de mon futur poste commercial dans une agence d’assurance.

J’avais tout juste 20 ans et j’espérais obtenir ma première expérience dans le milieu.

Le directeur régional en personne est venu pour s’occuper de mon entretien, et dès les premières minutes, celui-ci me posa ma première colle.

Il me fit remarqué mon absence totale d’expérience dans la vente, ce qui lui posait problème.

Ce à quoi je répondit simplement :

Lorsque vous avez été prit pour votre tout premier poste, aviez-vous de l’expérience professionnelle, monsieur Torout ?”

Malgré une suite où l’ambiance est devenu quelques peu fraîche, j’ai pu rapidement détendre la situation en dévoilant mon raisonnement.

Je lui ai peu après demandé sur quels points le recruteur l’avait choisi à l’époque pour combler son manque d’expérience et j’ai pu reprendre les mêmes points en me les appropriant. Simple mais efficace !

2. Trop jeune pour le poste…

Dorian : Un chargé en recrutement m’a auparavant repris sur mon âge, qui selon lui présentait un problème pour le poste en question.

Sans oublier le sourire bienveillant, j’entamais un court questionnement de façon à pousser instinctivement l’interlocuteur vers mon résonnement :

Moi : “Quelle est la raison justifiant que l’âge soit un problème pour vous ?”

Le recruteur : “Le problème de l’âge c’est surtout une question de maturité.”

Moi : “Mais êtes-vous d’accord avec moi que la maturité n’est pas semblable d’un individu à un autre ?”

J’appris plus tard qu’il m’avait recommandé auprès de l’entreprise.

Il justifia son geste en racontant ma détermination à combattre ses objections tel un guerrier qui ne lâche jamais.

La morale de l’histoire ne mange pas de foin :

Si vous êtes confronté à une objection qui rejette clairement votre candidature, alors tenter le tout pour le tout et oser répondre, vous finirez par être récompensé, tôt ou tard.

3. La maison de vos rêves

Jérémy : Une chose intéressante m’est arrivé lors d’un entretien pour un poste de conseiller commercial.

Un recruteur m’invita à une immersion, où plutôt à une immersion.

Le déroulement était le suivant : Ce dernier attrape un papier et un stylo avant de me les donner et me demande de lui dessiner la maison de ses rêves !

J’aurais bien aimé lui faire mon plus beau dessin, mais même avec toute ma créativité, mon croquis n’aurait été rien de plus qu’un gribouillis sans aucun sens !

Je compris rapidement le but du jeu : il se fait passer pour un client et je dois l’aider à bâtir une maison qu’il désire au plus haut point.

Mais au lieu de lui poser plusieurs questions afin de savoir comment voit-il cette fameuse villa, je choisis la facilité.

Je cachais avec ma main gauche la feuille de façon à ce qu’il se mette à croire que j’étais en train de dessiner…

… tandis que ma main droite écrivait quelque chose.

Après un court silence, le recruteur lit mon inscription dont ce dernier disait :

“Ce n’est pas la maison de mes rêves. Mais puisque c’est la vôtre, qui de nous est la plus légitime à la dessiner ?”

L’objectif n’était pas de me payer de sa tête !

Mon intérêt était de lui faire croire que je tombais dans le panneau en commençant à dessiner une banale maison sans lui avoir poser une seule question. chose qui l’aurait déçu instantanément.

Et lorsqu’il lu mon inscription, l’ascenseur émotionnel s’enclenchait, passant de déçu à impressionné.

Un moyen très utile pour qu’il ne m’oublie pas !

4. Jouer à la balle avec son employeur

Jérémy : Cette fois-ci, l’anecdote se déroule durant un appel téléphonique.

Je recevais l’appel d’un employeur avec qui j’avais passé un entretien d’embauche quelques jours auparavant.

Il m’expliquait entre autre que j’étais son premier choix pour le poste, mais que, pour en être certains, il devait me poser une question :

“Pourquoi vous plutôt qu’un autre ?”

A ce moment précis, je me suis servis du contexte pour retourner la situation.

D’une part, c’est l’employeur qui me sollicite en me contactant, et d’une autre, il venait de m’avouer que j’étais son choix numéro un.

Je suis en position de force. Pas de temps à perdre, je lui renvoi la balle :

“Je suis en mesure de vous donner satisfaction à cette question. Cependant, afin de pouvoir vous donner une réponse, j’ai besoin de vous poser une question : Qu’est ce qui ferait que vous me prendriez-moi plutôt qu’un autre ? “

Sa réponse a été : “Vous commencez lundi prochain.”

5. Question simple = Réponse simple

Jérémy : Êtes-vous déjà tomber sur cette question en entretien :

“Pensez-vous être surqualifié pour le poste ?”

Le jour où je l’ai entendu pour la première fois, je me rappelle avoir paniqué.

J’étais absolument en panne de réponse !

De toute évidence, je n’ai jamais vraiment apprécié cette question.

Je ne l’apprécie pas car elle vous fait croire qu’il y a un énorme piège dissimulé, alors qu’en réalité…

…C’est une question simple à laquelle il faut une réponse simple et concise.

Et la deuxième fois que l’on m’a posé cette question, ma réponse a été :

“Si je me sentais surqualifié pour ce poste, je ne serais pas ici avec vous aujourd’hui. La réponse est donc non.”

J’aurais pu également lui poser la question stratégique : “Que signifie “surqualifié” pour vous ? Et j’utiliserais ensuite les éléments de sa réponse pour créer la mienne.

6. Le traitement de faveur

Dorian : Il m’est arrivé de tomber sur un recruteur particulier.

Ultra charismatique et doté d’une répartie convaincante, j’ai trouvé en cet individu un combattant redoutable qui savait vous faire sortir de votre zone de confort.

A un certain moment de l’entretien, celui-ci me demanda si j’étais prêt à passer les intérêts de l’entreprise avant mes propres intérêts, dans le cas où j’étais amené à travailler pour eux.

Je lui répondis que tant que chacun y trouve son intérêt, il n’y avait pas de raison d’établir un traitement de faveur.

Sur ces mots, il me fit comprendre que je ne pouvais pas obtenir le poste si ma réponse était non.

S’en suit un combat court mais intense :

Dorian : “De votre côté, faites-vous passer les intérêts de l’entreprise avant les vôtres monsieur ?

Recruteur : Évidemment.

Dorian ( sur un ton courtois ) : Et qu’est ce que vous apporte ce choix ?

Recruteur (joueur) : Comme vous pouvez le voir, une meilleure place que la votre. Et un meilleure salaire !

Dorian : (se forçant à sourire et garder un semblant de dignité face à cette légère moquerie) : Et c’était dans votre intérêt d’obtenir ce poste et ce salaire ? Donc, nous sommes d’accord que les intérêts de l’entreprise sont en concordance avec les vôtres, n’est ce pas ?

Recruteur : Effectivement j’y trouve mon compte dans cette histoire.

Dorian ( Sur de lui ) : Désormais, Monsieur, expliquez-moi ce que me rapportera de faire passer les intérêts de la société avant les miens ?

Recruteur ( avec satisfaction ) : Et bien Monsieur Payant, exprimez-moi vos intérêts et je verrais ce que je peux faire.

Ici, il a fallut utiliser, ce que l’on appelle dans la psychologie humaine, le principe de cohérence.

Le principe de cohérence, personne ne peut y échapper : Vos actions sont en accord avec vos actions précédentes, et ce même si le contexte a changé.

J’ai commencé par demander au recruteur de me dire ce qu’il y gagnait dans ce choix qui est de faire passer l’entreprise avant lui-même.

Suite à cela, je lui ai donc mis sur le fait accompli et qu’en acceptant cette décision, il y gagnait finalement ses propres intérêts, à savoir un poste gratifiant et un salaire élevé.

En effet, il n’aurait pas pu me contredire sur ce point, vu qu’il venait de s’en vanter quelques secondes plus tôt.

7. Ne me quitte pas…

Jérémy : Je suis tombé sur un recruteur qui était à la fois “maman poule” et ressemblait particulièrement à un catcheur de WWE (Undertaker pour les connaisseurs)…

Une fois avoir traité l’objection de la question : “De part votre CV, dois-je vous considérer comme une personne instable ?” il formula quelque chose qui me fit comprendre que ma première réponse n’a pas été suffisamment convaincante.

Sa réponse était la suivante :

“J’aurais souhaiter travailler avec vous, mais je vous le dit avec toute ma sincérité, j’ai peur que vous nous quittiez au bout d’une semaine monsieur Payant.”

Un instant de silence envahit la salle (il fallait bien que je réfléchisse quelques secondes, je ne m’étais pas préparé à ça !) et je l’interrompit avant même qu’il ait pu entamer son premier mot :

“Vous savez, le contrat que vous me proposez est un contrat à durée indéterminée. Dans ce cas, et d’après vous, quelle serait la seule et bonne raison qui me ferait décidé de quitter votre entreprise ? …
La raison serait que vous ne correspondez pas a mes attentes. Mais la bonne nouvelle c’est que l’entretien d’embauche que nous avons actuellement ensemble me permet de vérifier cela. Donc, a part si entre temps, l’entreprise décide de changer les choses qui font que mes attentes ne serait plus disponible, il n’y a donc pas de raison qui ferait que je risque de vous quitter au bout de quelques mois ?”

Il finit par me laisser ma chance et accepta de me croire sur parole. Ne jamais abandonner tant qu’il vous reste encore de quoi tirer !

Comment ne plus jamais stresser en entretien

J’éspère que nos punchlines vous ont plu, partagez en commentaire vos anecdotes croustillantes qui présente vos meilleures punchlines en entretien (nous répondons à tous les commentaires) !

Ou au contraire, vous pouvez écrire vos pires moments de solitudes avec votre recruteur favori !

Si vous souhaitez savoir comment ne plus jamais stresser et obtenir l’emploi que vous voulez, Jérémy et moi-même vous proposons un appel stratégique offert :

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A très bientôt !

Dorian